Revue de presse

Toit & Moi dans la presse, sur les ondes, en ligne et à l’écran

Accueil enthousiaste et unanime de la presse tant généraliste que professionnelle pour l’exposition « 1912-2012, cent ans de logement social ».

Documents iconographiques, photos, mise en espaces, vidéos… Le Parisien souligne d’emblée l’aspect pédagogique de l’exposition Toit & Moi. Dans son édition du 9 février, le quotidien revient rapidement sur la longue et mouvementée histoire du logement social. Des «  taudis du début du XXe siècle » aux « cités-jardins des années 30 » en passant par « les grands ensembles des années 70 ». « La crise des banlieues et, enfin, les démolitions-reconstructions-réhabilitations de ces dernières années ».
 

Même intérêt pour cette mémoire collective du logement social pour L’Est Eclair et Champagne Libération, deux titres du Groupe Hersant Médias (GHM) qui dès le 3 février proposaient un petit tour d’horizon sur les 100 ans du logement social dans une rubrique en phase avec la proximité du sujet intitulée « vie de famille ». Des mots simples pour une histoire complexe.

 

Bref et concis, La revue de l’urbanisme annonce dans son numéro de janvier-février 2012, la tenue de l’exposition. Le bimestriel professionnel présente l’exposition retraçant l’histoire du logement social comme une rétrospective « populaire et pédagogique (qui) donne à ses visiteurs les clés nécessaires à une bonne compréhension du sujet ».

 

Un avis partagé sur mon-immeuble.com, le 9 janvier 2012. Le site spécialisé dans « l’information et les services de la copropriété », propose aux internautes un dossier fourni sur une manifestation qualifiée « d’originale ». mon-immeuble.com s’attarde sur les « temps forts et (le) fil rouge de ce programme, l’exposition 1912-2012 : 100 ans de logement social », en donnant la parole à Stéphane Peu. Le président de Plaine Commune Habitat estime essentiel de « réhabiliter l’image du logement social en donnant des outils d’information et de réflexion sur son rôle, son avenir dans notre territoire – la Seine-Saint-Denis - et dans notre société ». Cent ans après l’adoption de la loi Bonnevay qui créée « en 1912, les offices publics de logement social », le mal–logement est une réalité criante. « Il est apparu nécessaire de remettre le sujet au cœur du débat. Pour cela il fallait revenir sur cette histoire, son évolution, ses victoires, ses failles et les défis actuels auxquels sont confrontés les pouvoirs publics et les bailleurs sociaux », conclut mon-immeuble.com

 

Actualités Habitat, dans sa livraison du 15 janvier 2012 met justement la focale sur ce monsieur Bonnevay qui a donné son nom à une loi fondamentale mais bien souvent inconnue.

Qui était donc Laurent Bonnevay ? Né en 1870, il a été avocat, conseiller municipal puis député, sénateur avant de finir sa vie politique comme président du Conseil général du Rhône. Il se définissait, nous apprend l’article comme un « républicain modéré mais non modérément républicain ». Chrétien social, « mutualiste convaincu », préoccupé par la question sociale, il devient « l’artisan et la rapporteur de la loi qui porte son nom sur la création des Offices publiques d’Habitations à Bon Marché » (HBM) adoptée à l’unanimité le 23 décembre 1912 au Parlement. Les Offices publics communaux et départementaux d’HBM étaient nés et avec eux, et selon les villes, une véritable politique de service public du logement qui deviendra célèbre par trois nouvelles lettres : HLM.

 

Ainsi et malgré ses 100 ans, le HLM est « une idée neuve », proclame sans faire de paradoxe et en Une le Journal de Saint-Denis. L’hebdomadaire dionysien consacre, dans son édition du 8 au 14 février, un dossier complet sur le logement social à l’occasion de l’inauguration en février 2012 de l’exposition Toit & Moi. Photographies d’hier et d’aujourd’hui, reportages, et témoignages d’habitants des HLM dionysiens, interview de l’historienne Annie Fourcaut… autant de clés pour dresser un panorama très complet de ce qu’ont été - et ce que sont encore -  les habitations à loyer modéré. De l’accès au confort moderne pour des générations entières de familles ouvrières aux problèmes actuels des grands ensembles, le JSD ne fait l’impasse sur aucun des enjeux du logement social. « A un moment où, comme le dit Stéphane Peu, les HLM sont accusés de tous les maux, il n’était pas inutile de montrer combien il a été un facteur de progrès social ». Et le président de Plaine Commune Habitat de conclure « s’il était soutenu, ce secteur serait une réponse à la crise ».

 

Même enthousiasme du côté de paris.fr pour rendre compte de Toit & Moi, que le site officiel de la mairie de Paris qualifie d’« exposition passionnante ». Dans son édition du 9 février 2012, paris.fr rappelle que les premiers logements sociaux sont attribués à « une élite ouvrière, à revenus réguliers et dont la moralité est scrutée par le bailleur ». Après la fin de la seconde guerre mondiale et le baby-boom des années 50, la crise du logement s’amplifie. Le logement social n’est plus qu’un rêve qui se heurte aux murs qui ont pour noms : logements insalubres, bidonvilles, foyers de travailleurs migrants… « Avec les premières émeutes urbaines de 1981 à Vénissieux (Rhône), le HLM va progressivement symboliser la crise des banlieues, en occultant l’histoire longue et les aspects positifs du logement social ». La ville de Paris profite de ce dossier pour redonner les priorités qu’elle s’est fixées en 2001, à savoir : « l’objectif prioritaire d’atteindre les 20 % de logements sociaux prévus par la loi SRU dès 2014 – soit avec six ans d’avance ». L’autre grand enjeu actuel du logement social à Paris étant le « rééquilibrage territorial (auquel) s’attèle l’exécutif municipal. Partant du constat que certains arrondissements comptent plus de 30 % de logements sociaux quand d’autres en compte moins de 5 %, la Ville cherche à acquérir du foncier dans le centre et dans l’ouest de la Capitale (…) ».

 

« Le 100e de mon HLM », titre non sans humour Regard, le journal de La Courneuve. Le bimensuel municipal revient sur « l’aventure collective » que sont les HLM. Et cite quelques chiffres qui donne la mesure des besoins des familles en terme de logement mais aussi du déséquilibre territorial sur le même sujet. Ainsi, selon l’Insee en 2008, « 32,7 % des habitants de Seine-Saint-Denis et 48,1 % des Courneuviens vivent en HLM ». Pour Regard cette exposition rétrospective est aussi l’occasion de revenir sur « l’histoire mouvementée d’une politique en dents-de-scie » à l’égard du logement social. « L’arrivée de Valéry Giscard d’Estaing au pouvoir en 1974, marque le transition d’une politique d‘aide à la pierre à une politique d’aide à la personne (allocation logement, accession à la propriété), l’Etat se désengage progressivement de la construction de logements sociaux ». François Nivet, président de l’OPHLM de La Courneuve jusqu’en 2004 estime alors que la « boîte de Pandore » a été ouverte dans ces années-là, lorsque « le logement social a perdu de raison d’être le logement pour tous pour devenir le logement des plus démunis ».

 

Mêler HLM et textes sacrés, l’hebdomadaire Réforme l’a fait ! En guise d’introduction à l’exposition, le magazine protestant cite les mots du prophète Esaïe « les pauvres sans abri tu les hébergeras ». Une référence biblique qui permet surtout de revenir à des temps plus présents : le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal–logement en France et l’exposition Toit & Moi. La plume de Nathalie Chaumet détaille ensuite l’histoire du logement social et ouvre le débat sur les enjeux sociétaux que sous-tend le logement. « Un regard rétrospectif sur l’histoire du logement permet de comprendre qu’il ne suffit pas de construire des habitations à loyer modéré si leur développement n’est pas accompagné d’une politique volontariste de soutien et d’intégration », note la journaliste qui titre ainsi son article Logement et intégration : la paire gagnante. A l’aide d’exemple européen, Réforme martèle encore son credo : la situation du logement « n’a rien d’une fatalité » avant de conclure que « la politique d’hébergement reflète la manière dont un Etat considère ses citoyens et le lien social qu’il veut développer entre eux ».

 

Chez nos confrères de l’audiovisuel aussi, l’exposition Toit & Moi rencontre un franc succès.

Elle est l’occasion pour La marche de l’histoire, émission quotidienne de France Inter de revenir, le 9 février 2012 sur « La belle époque des HLM » en donnant longuement la parole à l’historienne Annie Fourcaut, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et commissaire de l'exposition (à réécouter sur le site de France-Inter www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire).

 

Quant à Périphérie, l’émission dominicale d’Edouard Zambeaux consacrée aux banlieues, elle s’est invitée à l’une des balades urbaines menées par Maud Baccara chargée de la valorisation touristique et du patrimoine de la cité jardin de Stains.

Des balades urbaines, régulièrement proposées par l’Office du tourisme mais qui à l’occasion de cette année commémorative s’inscrivent aussi dans les nombreuses manifestations proposées autour de l’exposition Toit & Moi.

(émission à réécouter sur le site de France-Inter www.franceinter.fr/emission-peripheries)
 

A noter

Tous à vos écrans, France 2 consacrera un sujet sur l’exposition « 1912-2012, 100 ans de logement social » le 22 mars entre 08h15 et 08h45 dans l’émission Télématin présentée par William Leymergie.